Quelques pionnières

Durant tout le moyen âge les femmes furent assujetties, réduites à l'état d'objet décoratif. 

 

Puis vint le XVIII° siècle, le statut de la femme reste très inférieur à celui de l'homme. Cependant les femmes nobles règnent sur la vie mondaine, elles deviennent les juges des bonnes manières et du bon goût. Elles tentent de trouver une place dans cette société masculine. Naissent alors les salons privés dirigés par des femmes d'esprits qui étaient mal vu par la société de l'époque.

Nous avons choisi de parler de trois femmes qui ont marqué leur temps, La Marquise de Pompadour qui est restée célèbre grâce à son statut de favorite de Louis XV, Madame du Châtelet qui était une grande scientifique mais qui n'a subsisté que par sa célèbre correspondance avec le non moins célèbre philosophe Voltaire, et enfin une femme ayant elle vécu au XIX° siècle : Georges Sand qui choqua son siècle par son mode de vie assez singulier.

Jeanne Antoinette Poisson, marquise de Pompadour

 

 

 Fille de Louise-Madeleine de La Motte et de François Poisson, Jeanne Antoinette Poisson, marquise de Pompadour, est née à Paris en 1721 et meurt à Versailles en 1764. En 1727, soit à 6 ans elle entre au couvent des Ursulines à Poissy pour y demeurer jusqu'en 1730, date où sa mère la reprend vivre avec elle. Elle découvre alors le salon littéraire d'une très chère amie de sa mère, Madame Claudine-Alexandrine Guérin de Tencin, où elle apprendra l'art de la conversation. 

Le 9 mars 1741 elle épouse Charles-Guillaume Le Normant d'Etiolles, âgé lui de 24 ans. Elle donne naissance le 26 décembre 1741 à un fils qui meurt quelques mois plus tard. Puis le 10 août 1744 elle donne naissance à une fille qui se nommera Alexandrine.

Grâce à son esprit et à sa beauté elle se fait connaître rapidement et devient l'hôtesse de salons mondains comme ceux qui ont peuplé son enfance. 

C'est près de son château d'Etiolles que le roi la remarque au cours de l'une de ses chasses.

Cependant ils ne se parleront vraiment que lors du bal organisé en l'honneur du mariage du dauphin en 1745. Elle sera alors déguisée en Diane chasseresse, et toute la cour remarquera leur longue conversation. Trois jours plus tard, soit le 28 février ils se rencontrent à nouveau au cour d'un bal se déroulant à l'Hôtel de Ville de Paris.

Invitée une autre fois par le roi elle se laisse séduire par Louis XV. Le 7 juillet 1745 elle est élevée au rang de marquise et quitte Etiolles et son mari pour s’établir au Palais des Tuileries. Elle est présentée officiellement à la Cour de Versailles le 14 septembre 1745.

Elle reçoit toute la cour chez elle en prenant comme modèles Mme de Montespan et Mme de Maintenon. Elle a une attitude et une influence de reine, pourtant elle respecte la véritable reine et encourage Louis XV à s'occuper d'elle.

Devenue maîtresse royale elle joue un rôle de mécène dans le but d'attacher encore plus le roi à elle. En effet, elle craint que le roi ne l'abandonne sous les pressions de sa femme la reine et du dauphin.

Elle lit énormément et avec beaucoup d'intelligence, d'ailleurs un de ses auteurs favoris est Voltaire. Elle tente de faire rentrer ce dernier dans les bonnes grâces de Louis XV, mais n'y parviendra pas.

Elle prend aussi la défense de Diderot et D'Alembert et pousse en secret ces derniers à continuer leur oeuvre, même si le roi a interdit la publication de l'Encyclopédie. Elle parvient tout de même à le faire revenir sur sa décision et c'est grâce à elle qu'aujourd'hui nous pouvons profiter de cette oeuvre majeure du XVIII°siècle.

A l'âge de 30 ans, subissant les pressions de son entourage, elle déclare publiquement qu'elle n'est plus que l'amie du roi. Elle prend ainsi une place de choix au côté du roi qu'elle est sûre de ne pas perdre. Le roi est sûr d'elle car elle n'appartient à aucun clan. Ses conseils et opinions lui sont propres. Elle sait aussi le réconforter, elle l'entoure de tendresse mais elle peut aussi être autoritaire. A 31 ans, elle occupe une grande place dans la politique.

Le matin à sa toilette, elle reçoit les personnes les plus influentes de l'Etat. " Elle tranche, elle décide, elle regarde les ministres comme les siens" dit D'Argenson secrétaire d'Etat aux affaires étrangères de 1744 à 1747, qui la déteste. 

Elle va surtout exercer son influence dans deux domaines :

☼ le choix des ministres : Louis XV est un roi qui n'a pas confiance en lui et il laisse à ses ministres toutes les libertés possibles et imaginable.s Mme  de Pompadour va donc porter la décision du choix de certains ministres importants, comme le duc de Choiseul, qui fut secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, à la Guerre et à la Marine de 1758 à 1770.

☼ Les Parlements : le règne de Louis XV est marqué par des relations très tendues entre le roi et le Parlement. Elle encourage le roi dans une attitude de fermeté envers les parlementaires.

Mais sans conteste l'action qui l'aura fait haïr par la France entière est l'alliance qu'elle a fait aboutir entre la France et l'Autriche.

Alors qu'elle pense être à l'abris d'une disgrâce du roi, en 1757 débute alors la "Guerre de Sept Ans". Qui se terminera avec le traité de Paris du 10 Février 1763, à cause duquel la France perd une grande partie de  son empire ( en particulier le Canada ). Cependant, le plus grave dans cette guerre est la perte de prestige pour la France, en effet son armée réputée la meilleure du monde a été battue, les caisses de l'Etat sont vides. Le roi perd l'affection du peuple, la favorite est détestée plus que jamais. Elle doit faire face aux campagnes de calomnies qui se déchaînent contre elle. Malade elle mourra à 42 ans l'année suivante.

Elle laisse une empreinte indélébile dans l'histoire car ce fut la seule favorite à être issue de la Bourgeosie et à en plus participer à la vie politique du royaume. 

Ce que l'histoire oublie souvent de préciser c'est que c'est grâce à elle que la publication de l'Encyclopédie en France a pu continuer.

 

Madame du Châtelet, Gabrielle-Emilie Le Tonnelier de Breteuil 

 

 

 

"Jamais une femme ne fut si savante qu’elle, et jamais personne ne mérita moins qu’on dît d’elle : c’est une femme savante. Elle ne parlait jamais de science qu’à ceux avec qui elle croyait pouvoir s’instruire, et jamais n’en parla pour se faire remarquer" Par Voltaire 

Cinquième d'une famille de six enfants, elle est née le 17 décembre 1706. Ses parents sont nobles et riches. Le père Louis Nicolas Le Tonnelier, baron de Breteuil, a été au service de Louis XIV. Il épouse la mère d'Emilie en seconde noce et il a cinquante huit ans lorsque naît Emilie. Alors que son épouse est une femme austère et sévère, lui élèvera sa fille avec la plus grande indulgence. A l'exception de quelques mois passés dans un couvent en Lorraine, Emilie sera élevée en famille, fait assez rare pour l'époque.

Très tôt elle manifeste un esprit vif, de la curiosité et de l'indépendance. Très vite consciente d'appartenir à l'élite de la société en raison de sa naissance dans l'aristocratie. Elle bénéficiera d'une éducation qui était jusque là réservée aux garçons. Elle lit la Bible et la commente avec ses parents. Le Baron de Breteuil et sa femme tiennent un salon tous les jours et reçoivent de bons esprits comme Rousseau, Voltaire, Fontenelle. Dès l'âge de dix ans Emilie a le droit de participer à la conversation du salon.

Très jeune elle se passionne pour la physique, l'astronomie ainsi que pour la philosophie. Fait exceptionnel pour une fille, elle prend des cours de mathématiques et de métaphysique.

A l'âge de dix-neufs ans ses parent lui arrangeront un mariage avec  Florent-Claude, marquis du Châtelet qui lui permet d'accéder à la cour. Très sensible à la position sociale est très heureuse du choix de ses parents, c'est avec plaisir qu'elle part s'installer à Semur, petite ville de province, chez la famille de son époux. Cependant, très vite elle laisse de côté ses obligations mondaines, pour se plonger à coeur perdu dans les livres qu'elle a emportés avec elle. Toutefois personne ne lui fait de remarque, pas même son mari qui, lui, est impressionné par la culture de sa femme.

En 1727 elle donne naissance à un fils, un héritier : elle a donc accompli son devoir d'épouse, et même si en 1732 ils ont un autre enfant, Emilie et son mari ne vivent plus ensemble.

Comme la majorité des femmes de son milieu social et de son époque elle ne se préoccupe pas de ses enfants, surtout lorsqu'ils sont bébés. Elle les laisse aux bons soins d'une nourrice, à la campagne.

 ☼

En 1733 débute sa relation avec Voltaire qu'elle connaît depuis l'enfance. Il a alors trente-neuf ans, Emilie vingt-sept.

L'amour entre les deux amants est avant tout basé sur l'admiration réciproque qu'ils se portent. Emilie tente de le protéger de lui même grâce à ses relations à la cour, car l'écrivain a une légère tendance à se faire embastiller à tout bout de champs. Le couple s'installe au château de Cirey-sur-Blaise, proche de la Lorraine qui n'appartient pas encore à la France, et qui offre donc à Voltaire un refuge puisqu'il est constamment sous le coup d'une lettre de cachet.

" J'ai été heureuse pendant dix ans, par l'amour de celui qui avait subjugué mon âme, et ces dix ans, je les ai passés tête à tête avec lui, sans aucun moment de dégoût et de langueur" écrira-t-elle au sujet de ces années passées en compagnie de Voltaire. Pendant dix ans l'essentiel de leur temps sera consacré au travail, Emilie commençant son oeuvre, Voltaire continuant la sienne.

En 1740 elle publie les Institutions de Physique, son oeuvre la plus importante qu'elle dédie à son fils de treize ans. Ce gros livre publié en deux tomes fait le point pour la première fois sur la science de l'époque en France. 

En 1744 elle commence la traduction en français du texte latin de Newton, les Philosophiae Naturalis Pricipia Mathematica. C'est une tâche à laquelle personne ne se consacrera plus jamais après elle. Cette traduction paraîtra après sa mort.

Emilie veut comprendre l'origine du monde et pose le problème suivant : la science peut-elle tout expliquer ou doit-on croire en l'existence d'un Être suprême ?

Toute sa vie elle sera à la recherche d'une explication du monde; au bout de toutes ces réflexions elle rédige son seul ouvrage non scientifique : Discours sur le bonheur.

Voltaire restera son plus fidèle ami jusqu'à la fin et sera au désespoir lorsqu'elle mourra en couche le 10 septembre 1749 à l'âge de 43 ans. 

La plus grande injustice qu'on lui ait faite est que l'on n'a bien voulu se souvenir d'elle que comme la maîtresse du célèbre philosophe Voltaire. Heureusement ce dernier se battra pour que l'on se souvienne de son incroyable culture et de son intelligence.

Aujourd'hui encore si elle subsiste dans les mémoires c'est surtout grâce à sa relation et à sa correspondance avec Voltaire.

Amandine Aurore Lucile Dupin (George Sand)

Amandine Aurore Lucile Dupin, future George Sand, est née à Paris le 1er juillet 1804. Fille de Maurice François Dupin de Francueil et de Sophie Victoire Delaborde, elle était, par son père, l'arrière-petite-fille du maréchal général de France Maurice de Saxe (1696-1750), bâtard légitimé d'Auguste II de Pologne, roi de Pologne. Orpheline de père à 4 ans, elle grandit chez sa grand-mère paternelle, Madame Dupin, à Nohant . 

Le 18 janvier 1818, Aurore entre comme pensionnaire au couvent des Augustines anglaises à Paris. Elle quitte l’institution le 12 avril 1820, après avoir voulu intégrer pour de bon le couvent. Sa grand-mère décède le 26 décembre 1821, se pose alors le problème de la tutelle de la jeune fille, partagée entre sa mère et une personne choisie par Mme Dupin. Pour ne pas subir toutes les pressions dues à sa tutelle, Aurore séjourne au printemps 1822 chez des amis de son père, les Roettiers du Plessis, près de Melun. Elle fait alors la rencontre de François-Casimir Dudevant, qu’elle épousera le 17 septembre suivant.

Cette union est un échec, malgré la naissance de deux enfants, Maurice venu au monde le 30 juin 1823 puis Solange, quelques années plus tard, le 13 septembre 1828. Celle-ci d’ailleurs est peut être la fille de Stéphane Ajasson de Grandsagne,  avec lequel Aurore a eu une liaison de quelques mois. Le 30 juillet 1830, la jeune femme fait également la connaissance de Jules Sandeau, âgé à l'époque de dix-neuf ans, lors d’une réception chez des amis, les Duvernet, au château voisin de Coudray. Celui-ci devient rapidement son amant. Aurore obtient l’accord de son mari pour partager désormais son temps entre Nohant et Paris, celui-ci acceptant également de lui verser une rente de 1.500 Francs. Elle retrouve alors Jules Sandeau, qui fait son droit dans la capitale, l’année suivante.

Ils ont un appartement ensemble. Sandeau a des ambitions littéraires qu’il fait partager à sa maîtresse. Les deux amants publient un premier roman, Le Commissionnaire, écrit de concert, qui paraît le 24 septembre 1830, puis Rose et Blanche au mois de décembre suivant. Cette dernière œuvre est d’ailleurs signée Jules Sand. L’année suivante, Aurore Dudevant rédige seule Indiana, un roman d'amour contant l'histoire d'une jeune fille mal mariée, qui paraît le 18 mai sous le pseudonyme de G. Sand. Celui-ci connait un vif succès. Au mois de novembre 1831, Valentine, portera pour nom d’auteur George Sand.  Elle s'engage à rédiger une chronique avec La Revue des Deux-Mondes. Le 29 mai 1836, dans ces pages très courues, elle dénonce ainsi les affres de la vie conjugale. L'écrivain se lie aussi avec des personnalités du monde des lettres et des arts : le critique Sainte-Beuve, l'actrice Marie Dorval...

Elle rencontre Alfred de Musset en juin 1833, lors d'un dîner qui réunit les collaborateurs de La Revue. Quelques semaines plus tard, le poète devient son amant. Ils partent, le 12 décembre suivant, pour un voyage romantique à destination de l’Italie. En compagnie de Stendhal, Sand et Musset descendent la vallée du Rhône en bateau avant de s’installer, le 1er janvier 1834, à Venise. Musset tombe alors gravement malade. Au mois de juillet, Georges Sand quitte enfin Venise après un séjour idyllique et passionné, assombri toutefois par leurs aventures réciproques. La fin de l’année est d’ailleurs faite de ruptures et de réconciliations entre Alfred de Musset et George Sand. Celle-ci entretient une liaison avec un autre amant, le médecin italien Pagello qui avait soigné l’écrivain dans la cité vénitienne. La séparation est à présent rendue inévitable.

Au cours de ces quelques mois de passion amoureuse, George Sand multiplie les publications : Lélia, le 18 juillet 1833 ; Le Secrétaire intime, le 19 mars 1834 et enfin Jacques le 20 septembre de la même année. L'écrivain met en scène l'amour, s'interrogeant au passage sur l'utilité du mariage. Elle est de retour à Nohant, seule, le 19 août 1834. Elle obtiendra ce qui la libérera de sa condition de femme "soumise"  : Aurore Dupin obtient la séparation d’avec son mari, prononcée par le tribunal de La Châtre, le 16 février 1836. George Sand passe ensuite le reste de l’année en villégiature en Suisse, en compagnie du compositeur Franz Liszt et de Marie d’Agoult. Paraît bientôt un nouveau roman intitulé Simon, suivi de Mauprat en 1837.

En juin 1838 débute sa nouvelle idylle avec Frédéric Chopin. Ensemble, ils effectuent à partir du mois d’octobre suivant un long séjour aux îles Baléares. Les deux amants organisent leur existence entre Paris et la province, leur vie de couple en compagnie des enfants de George Sand. Paraît Le Compagnon du Tour de France, le 12 décembre 1840. Suivront Pauline en 1841, puis Consuelo au mois de février 1842. Viennent ensuite Le Meunier d’Angibault en 1845 et enfin La Mare au diable, le 6 février de l’année suivante. George Sand adresse le 28 juillet 1847 à Frédéric Chopin une lettre se terminant par ces mots : " Adieu mon ami ".

Le 1er mars 1848, l'écrivain est à Paris, prenant fait et cause pour la Seconde République, aux côtés de son ami Louis Blanc, d’Alexandre Ledru-Rollin alors membre du Gouvernement provisoire. Après avoir créé un journal, La Cause du Peuple, elle participe à la rédaction des Bulletins de la République et publie également plusieurs pamphlets : Aux Riches, Histoire de France écrite sous la dictée de Blaise Bonnin... Cependant le tour conservateur pris par le nouveau régime déçoit George Sand. Avec l’échec de la manifestation du 15 mai 1848, celle-ci retourne à Nohant, quittant définitivement la scène politique.

L'écrivain est très affectée par la disparition de l'actrice Marie Dorval, puis par celle de son ancien amant Frédéric Chopin. Elle se consacre l’année suivante à la création du Petit Théâtre de Nohant, installé dans la chambre des Marionnettes de la propriété familiale. Celui-ci est inauguré au mois de décembre. Vient également la publication de François le Champi au mois de décembre 1847, de La Petite Fadette le 1er décembre 1848. En 1850, commence sa liaison avec le graveur Alexandre Manceau, un ami de son fils, devenu son secrétaire.

 Après s'être intéressée aux relations amoureuses, délaissant désormais les romans champêtres, avec La Daniella, publié au mois de janvier 1857, elle s’inspire de ses souvenirs italiens. L’écrivain poursuit également la rédaction de ses Histoires de ma vie commencées en 1854. Paraît ensuite, à partir du 1er octobre 1857, un grand roman de cape et d’épée intitulé Ces Beaux messieurs de Bois-Doré mais aussi Elle et lui, du 15 janvier au 1er mars 1859 dans La Revue des Deux-Mondes. Cette dernière œuvre est un hommage à l’amour passionné qui l’avait saisi au temps de sa liaison avec Alfred de Musset, récemment disparu. 

 Un séjour en Auvergne lui inspire Jean de la Roche en 1859 puis Le Marquis de Villemer, une aimable idylle mondaine publiée le 15 juillet de 1860. Vient ensuite Mademoiselle La Quintinie, une œuvre violemment anticléricale rédigée en 1863, qui suscite des réactions pasionnées dans l’opinion. L’année suivante, l’écrivain et son compagnon Alexandre Manceau décident de s’installer à Palaiseau.

Le 18 février 1865, paraît La Confession d’une jeune fille. George Sand effectue ensuite un séjour à Croisset auprès de Gustave Flaubert avec lequel elle entretient une correspondance depuis le mois de janvier 1863. Se succèdent ensuite de nouveaux textes parmi lesquels des Contes d’une grand-mère qu'elle destine à ses petites filles, le premier volume paraissant le 15 novembre 1873.

George Sand décède le 8 juin 1876 à Nohant d’une occlusion intestinale jugée inopérable. Le 10 juin suivant, ont lieu ses obsèques en présence de son ami Flaubert, d’Alexandre Dumas fils et du Prince Napoléon venus de Paris. L’écrivain, auteur de plus de quatre-vingt dix romans, est inhumée dans la propriété familiale.

Cette femme au destin singulier a marqué son temps pas ses frasques amoureuses et vestimentaires mais aussi pour ses nombreux écrits. 

Quelques autres de ces femmes d'exception

Marguerite Yourcenar

née Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine Cleenewerck de Crayencour le 8 juin 1903 à Bruxelles et morte le 17 décembre 1987 à Bangor, dans l'État du Maine, est un écrivain français, naturalisée américaine, auteur de romans et de nouvelles « humanistes », ainsi que de récits autobiographiques. Elle fut aussi poète, traductrice, essayiste et critique.

Elle fut la première femme élue à l'Académie française en 1980, après un soutien actif de Jean d'Ormesson, qui prononça le discours de sa réception.

Madeleine Brès

  née le 26 novembre 1842 à Bouillargues et morte le 30 novembre 1921 à Montrouge, est la première française à obtenir le diplôme de docteur en médecine.

Jeanne Chauvin 

née en 1862 et morte en 1926, est la première femme avocate française.

Louise Michel

née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte  et morte le 9 janvier 1905 à Marseille, alias « Enjolras », est une militante anarchiste et l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Première à arborer le drapeau noir, elle popularise celui-ci au sein du mouvement anarchiste.

En 1871, elle participe activement aux événements de la Commune de Paris, autant en première ligne qu'en soutien. Capturée en mai, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie où elle s'éveille à la pensée anarchiste. Elle revient en France en 1880.  Elle reste surveillée par la police et est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit inlassablement un activisme politique important dans toute la France jusqu'à sa mort à l'âge de 74 ans.

Elle représente encore aujourd'hui une personnalité influente dans la pensée révolutionnaire et anarchiste.

Julie-Victoire Daubié

 née le 26 mars 1824 à Bains-les-Bains  et décédée le 26 août 1874 à Fontenoy-le-Château. C'est la première femme ayant, en France, obtenu le droit de se présenter au baccalauréat, en 1861.

 

Toutes les femmes présentées ci-dessus se sont battues pour obtenir de la reconnaissance de la part des hommes, mais elles n'ont pas lutté seules, d'autres se sont battues pour qu' Aujourd'hui nous ayons des droits.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site