Sexisme au travail

Le travail de la femme :

"Le travail des femmes, dont personne ne conteste la légitimité ni la réalité, tout enrichissant qu'il soit, n'en est pas moins facteur de chômage et de dénatalité. Plutôt que d'envoyer les femmes au travail, mieux vaut les envoyer au lit." Par M.Henriet (Sénateur du Doubs)

Même après des critiques et des remarques blessantes, la femme continue de se battre pour une égalité. Avec le temps, elle arrive à obtenir des lois pour l'égalité professionnelle : La travailleuse Française :

 

 

  • En 1899, une loi est créée pour que les femmes aient le droit d'accéder pleinement au bureau avec accès à la plaidoirie ;
  • En 1907, une loi autorise les femmes mariées à disposer librement de leur salaire ;
  • En 1908, une loi autorise un congé de maternité de huit semaines, sans salaire ;
  • En 1920, les femmes peuvent adhérer à un syndicat sans l'autorisation de leur mari ;
  • En 1928, les femmes ont droit à un congé de maternité, à plein salaire, de deux mois, dans la fonction publique ;
  • En 1942, les femmes veuves peuvent travailler, même si leur mari travaillaient déjà, à condition de ne pas causer de licenciement ;
  • En 1945, on supprime la notion de "salaire féminin" et la notion "à travail égal, salaire égal" est inscrite dans la législation ;
  • En 1965, les femmes peuvent exercer un travail sans l'autorisation de leur mari et bénéficier des avantages sociaux (réforme des régimes matrimoniaux) ;
  • En 1971, le congé de maternité indemnisé à 90% pour tous est instauré ;
  • En 1972, une loi instaure le principe d'égalité de rémunération entre les hommes et les femmes, première d'une série de lois jamais vraiment appliquées sur le sujet ;
  • En 1977, on supprime l'allocation de salaire unique
  • En 1983, loi sur l'égalité salariale entre les hommes et les femmes ;
  • En 1984, un congé parental est ouvert à chacun des parents, au choix ;
  • En 1987, assouplissement des restrictions sur le travail de nuit ;
  • En 1992, loi contre le harcèlement sexuel ;
  • En 2001, la loi de 1983 sur l'égalité professionnelle est renforcée ;
  • En 2005, on créer une nouvelle loi sur l'égalité professionnelle, sans critère contraignant, ni sanction, en cas de non-respect des objectifs.

Beaucoup de loi ont été créées, pourtant aucune n'est totalement respectée, surtout pour l'égalité du salaire.

Les femmes et la terre :

Souvent, toute la nourriture consommée était cultivée et récoltée par les femmes.

Si la main-d'oeuvre agricole a énormément diminué, les femmes l'ont féminisée en grande partie (surtout en Afrique). D'après les satistiques officielles des années 90, les femmes représentaient environ 40% de la main-d'oeuvre agricole mondiale, mais en réalité, une grande partie de leur travail n'était pas prise en compte.

 Pourcentage des femmes actives exerçant dans le secteur agricole en 1994 :

 

Nombre de femmes pour 100 hommes travaillant dans l'agriculture

Puis, elles ont cherché des emplois de toutes catégories, ce qui était très mal vu par la société masculine. Elles se sont battues pour être payées, avoir des droits et des promotions. Ce fut pour elles une lutte infernale. Celles qui arrivaient à obtenir des postes n'avaient malheureusement traversé que la moitié du chemin, il fallait ensuite qu'elles parviennent à être rémunérées et respectées. 

 Les femmes et l'emploi de toutes catégories :

 Les femmes qui exercent une activité rémunérée sont plus nombreuses, mais la plupart gagnent moins que les hommes. Les "emplois féminins" sont généralement mal rémunérés et trés dévalorisants. 

Pourcentage des femmes exerçant une activité rémunérée en 1944 :

 En tout, dans les années 90, seulement 36% des femmes étaient rémunérées dans le monde.

"Bien qu'elles soient plus diplômées que leur collègues masculins, les cadres féminins n'arrivent que très difficilement au sommet de la hiérarchie, dans la fonction publique comme dans les entreprises privées." Par Martine BULARD 

Les femmes sont victimes d'un profond sexisme, tel qu'il fut surnommé "le sexisme ordinaire".

  • Les Inégalitées dans les années 90 :

Le chômage : En 1993, il y a beaucoup de femmes au chômage, souvent plus que les hommes :

"Il ne faut pas seulement passer la barre, il faut la passer haut la main, pour qu'il n'y ait aucun doute possible." Par Béatrice CALLOT (chef de service dans une entreprise publique).

Les salaires :

 Salaires des femmes en proportion des salaires masculins en 1994 :

 

Les emplois :  Après la loi d'égalité de 1946, il n'est plus question de refuser un poste à une femme sous prétexte "[qu']une femme est un être nerveux, impulsif de tempérament, [bien peu] qualifié pour prendre une mesure administrative" ou que le poste demandé réclame "initiative et assurance, qualités qui n'appartiennent pas à la femme". Plus personne ne tiendrait ce discours, mais à la veille de l'an 2000, les femmes ne se sont toujours pas épanouies dans les hauts postes. Ce résultat est dû à une longue suite de déperditions à chaque échelon : 77% sont des femmes enseignantes du premier degré,  elles ne sont plus que 56% dans le second degré et seulement 31% dans le suppérieur.

Elles sont affreusement sous-représentées dans les secteurs professionnels les plus prestigieux (et où les rémunérations sont les plus fortes).

Dans les entreprises, les femmes ne "jouent pas des coudes" et se font moins remarquer. 

Pourcentage des femmes qui travaillent :  

  • Les Inégalitées actuelles:  

"Si, au fil des générations, elles ont concquis des places, leur carrière est moins rapide que celle des hommes. Elles commencent dans des conditions identiques, mais 5 ans plus tard, l'écart de salaire est de l'ordre de 20%. Bien sûr, certaines femmes réussissent de beaux parcours en s'engagent dans des professions moins convoitées ou dans des créneaux plus novateurs, là où la compétition avec les hommes sera moins rude. Le plus souvent, elles optent pour la fonction publique, pour les ministères les moins valorisants, les moins bien dotés (agriculture, social, environnement...), les moins propices au pantouflage, aux passerelles avec le secteur privé." Par Chaterine MARRY (sociologue)

Le chômage : Les femmes représentent 45% de la popualtion active et dont 9,1% sont au chômage, contre 7,8% d'hommes.

Le salaire : D'après une étude de l'Insee, les femmes qui travaillent comme cadres gagnent 23% de moins que les hommes. Dans le secteur privé ou semi-public, elles gagnent globalement 20% de moins que les hommes, les ouvrières 17% et celles qui travaillent dans la fonction publique doivent faire face à un écart de 14% entre les deux sexes. En dernières, les employées payées 7% de moins, ce qui, pour une égalité des sexes est un pourcentage énorme.

Ce qui joue sur l'inégalité salariale entre les femmes et les hommes doit être la répartition dans les métiers, les fonctions, les secteurs, la durée de travail et 75% de l'écart des salaires proviendrait des différences de structure d'emploi. Pourtant, il apparaitrait que même si ces facteurs sont identiques pour les deux sexes, le salaire masculin restera supérieur de 10% aux salaires féminins.

Les emplois :  En 2003, les femmes représentaient 45,8% de l'emploi total. Encore à cette époque, mieux vallait être un homme si on voulait occuper un poste à haute respossabilité, que soit dans le public ou dans le privé. Un garçon a 50% de chance de devenir cadre avant ses 30 ans, tandis qu'une fille en a... 3,5%.

Sur le plan mondial, les professions généralement exercées par les femmes sont : péricultrice, infirmière et institutrice :

Que ce soit en politique ou au travail, la femme est principalement vue comme un agent déstabilisateur ou un agent perturbateur, en somme, elle menace le bon fonctionnement d'une entreprise. Personne ne parle de cette menace mais la femme est considérée comme un problème. L'endroit où elle a été le plus mal vu, est le gouvernement : une femme au pouvoir est invraisemblable.

Les femmes au pouvoir :

En France, les femmes n'ont le droit de vote que depuis 1944 (après avoir prouvé leur valeur pendant la seconde guerre mondiale), ainsi que le droit de se présenter aux éléctions. Depuis, leur participation à la vie politique a progressivement augmenté, elles deviennent ministres, parlementaires, élues locales... De plus, la loi sur la parité a donné un nouvel essort à ce phénomène.

Date où les femmes ont obtenu le droit de vote :

 

 

Cette conquête est le résultat d'une longue lutte menée par des femmes. On les a surnommées les "suffragettes". Ce surnom (la première à l'utiliser fut Emmeline PANKHURST) apparaît en 1903 en Angleterre et désigne les féministes souhaitant une évolution dans l'égalité homme-femme. Ces féministes revendiquent des droits nouveaux qui s'inspirent de la Révolution Française, pour faire évoluer la condition, les droits et les pouvoirs des femmes.

Les femmes sont considérées comme incapables d'exercer un libre choix, ce sont leurs maris ou leurs pères qui prennent les décisions à leur place. Elles sont ainsi exclues de la citoyenneté, et n'ont aucun droit politique. Ce système est encore valable après quelques faibles victoires.

Durant la IIIéme République, des groupes et des journaux travaillent pour permettre aux femmes de voter.

 

 

Les députés se prononcent "pour" mais le Sénat se montre défavorable à plusieurs reprises, mais avec toutes les actions favorables, la situation tend à se modifier : Jules Guesde dépose une proposition de loi pour l'égalité civile et politique. Des campagnes de sensibilisation sont menées à travers toute la France, des votes parallèles sont ouverts aux femmes dans certaines communes pour des scrutins municipaux.

En 1936, des femmes sont nommées membres du gouvernement du Front populaire (dirigé par Léon Blum) alors qu'elles n'ont toujours pas le droit de vote : Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore et Irène Juliot-Curie.

Cecile brunschvicg-1-.jpg Suzanne-Lacore-1-.jpg Irène Joliot-Curie

L'ordonnance (décision d'un juge) du gouvernement provisoire du 21 avril 1944, placé sous l'autorité du Général De Gaulle, leur donne enfin le droit de vote. Effectivement, elles voteront pour la première fois lors des élections municipales des 29 et 13 mai 1945. Dorénavant, en France comme en Europe, elles sont de plus en plus nombreuses à participer à la vie politique, à différents niveaux :

  • Elles seront 250 à devenir mairesses en 1947, soit environ 1% du total des maires. En 2008, la moyenne se situe à 8%.
  • En 1945, il y a 33 femmes députées dans l'Assemblée Constituante, sur 586 au total, soit 5.6%. Elles représenteront 12,3% dans la dernière Assemblée Nationale.

Evolution du nombre de femmes à l'Assemblée Nationale depuis 1958 : 

Évolution du nombre de femmes élues députés depuis 1958

  • La part de sénatrices est passée de 7%, en 1947, à 16,9%, aprés les élections de 2004.
  • En 1979, les femmes occupaient 16,5% des sièges du Parlement Européen. Aujourd'hui, elles occupent 30%.

Toujours en France, en juillet 1999, est créée une délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances pour les hommes comme pour les femmes, à l'Assemblée Nationale et au Sénat. 

Les femmes qui s'affirment et qui prennent du pouvoir sont, avec le temps, plus nombreuses. Pourtant, il en reste beaucoup qui doivent faire face à de graves problèmes. En Occident, le marché du sexe en a longtemps fait partie. 

La société doit s’interroger sur les modèles qu’elle propose à sa jeunesse et les messages sous-entendus à travers les outils de la communication : publicités, émissions télévisées, magazines… sans compter les films X (à la télévision ou en DVD). Le corps de la femme est souvent réduit à celui d’objet sexuel facile à acquérir où « la sexualité devient acte de performance mécanique dont les hommes seuls doivent avoir l’initiative » Par Marc CHEB SUN. 

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