La femme, un objet

"Pour vendre, les grandes marques n'hésitent pas à transformer les femmes en objets à séduire, à acheter, à fouetter... Et l'arrivée des hommes-objets n'apparait guère plus satisfaisante." Par Valérie Brunetière

Marché du sexe

"Expression de la domination d'un sexe sur l'autre et de la marchandisation des corps, de la prostitution des femmes comme celle des hommes exprime aussi la violence des rapports sociaux." Par Lilian Mathieu

La prostitution est une activité consistant à échanger des relations sexuelles en échange de rémunération. Si ces activités sont pratiquées par les deux sexes, ce sont plus généralement les hommes qui profitent des femmes.

Si l'Empire Romain avait interdit cette action, le christianisme avait été favorable. Ce qui ramène à dire que pour la religion chrétienne la femme n'est là que pour enfanter et faire plaisir à l'homme. Ceci, jusqu'au XIIème siècle, puis au XVIème siècle, après l'apparition de maladies la sexualité hors mariage fut totalement prohibée.

Peu à peu, l'Eglise perd de son influence, et la sexualité s'affiche au grand jour. Les mentalités ont changé et la sexualité n'est plus du tout un sujet tabou. Sur internet, plus d'un site sur dix est pornographique.

La prostitution dans les années 2000 :

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     Prostitution légale et encadrée par des lois      Prostitution (échange d'argent pour des relations sexuelles) légale, mais les activités organisées (maisons closes ou proxénétisme) sont illégales      Prostitution illégale      Non renseigné

Encore aujourd'hui, ce trafic d'être humain parait tout à fait humain. Cependant, il n'est jamais fait par plaisir : en 2000, à travers le monde, plus de 4 millions de fillettes et de femmes ont été achetées et vendues pour être à la disposition des hommes comme esclaves, prostituées ou épouses (selon les organisations internationnales)...

Marché de la beauté

Les femmes sont beaucoup encouragées à participer à ces marchés du physique, et prennent pour cela d'énormes risques financiers ou/et des risques physiques. L'industrie esthétique rapporte des milliards de dollars et ne trouve rien à redire sur cette "quête de la perfection".

Alors que l'on essaie d'inculquer la morale de "la beauté intérieure", tous ces concours d'images paraissent normaux. Les femmes doivent subir des pressions de tout type, comme si elles n'étaient que des objets bons à exploiter pour leur valeur physique.

La publicité sexiste :

 

La publicité ne cesse d'évoluer et ne laisse jamais indifférent, qu'elle soit adorée, détestée, ancienne, ultra-moderne, artisitique, créative, choquante, chantante, colorée, tragique, humoristique, glamour ou même sexuelle.

Le sexisme est présent dans de nombreuses publicité, pour n'importe quel thème : 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les violences masculine :

 Les violences domestiques :

 

Violences conjugales

Longtemps taboues, les violences conjugales sont enfin reconnues comme une grande cause nationale en 2010.

Deux millions de femmes avouent être victimes de ces violences, combien ne l'ont-elles pas fait ? Plus de six femmes meurent chaque mois sous les coups de leur conjoint. Beaucoup n'osent pas en parler, pourtant, il peut y avoir urgence. Une femmes sur dix est victime de violences conjugales.

Données des violences dites domestiques dans les années 90 :

 


L'excision

L'excision consiste à mutiler les organes génitaux féminins. Aucun enseignement religieux ne le prescrit, pourtant, par culture, mais aussi pour contrôler son comportement sexuel, des millions de femmes subissent une excision.

Ce problème "Africain", apparemment lointain, est devenu avec l'immigration une réalité en Europe. Aujourd'hui, partout en Europe, l'excision est pratiquée illégalement. Contrairement à ce que l'on peut croire, cette mutilation ne se fait pas seulement dans des chambres miteuses, mais aussi dans des cabinets de médecins. Dans beaucoup de pays occidentaux, l'excision est punie par la loi. Cependant, ces rites sanglants sont si profondément ancrés dans les cultures qu'il est difficile de les combattre. Heureusement, de plus en plus de femmes Africaines et Occidentales se mobilisent dans les pays Européens pour que cela cesse, et qu'au moins, les fillettes y échappent.

Exemple, en France :
En 2009, on estimait qu'au moins 30 000 femmes et fillettes avaient été excisées. La France était le seul pays d'Europe où l'excision avait déjà donné lieu à plus de 20 procès. L'excision en France, depuis plus de 20 ans, est un sujet épineux et toujours d'actualité :

  • En 1928, la petite Bobo, âgée de 3 mois, décède d'une hémoragie. Dés lors, l'opinion publique s'émeut vivement.
  • En 1983, une Française d'origine Africaine est condamnée à une peine avec sursis pour avoir fait exciser sa fille. Depuis, ce rite est considéré comme une mutilation dont la peine peut aller jusqu'à 20 ans d'emprisonnement.

Ces interdictions devraient faire faiblir le nombre de victimes, mais puisque les fillettes sont rarement excisées sur le territoire Français, ce nombre n'a fait qu'augmenter : l'INED estimes ces victimes à 50 000.

Les violences sexuelles :

Un viol est un acte sexuel, où la victime n'est pas consentante. C’est une relation de pouvoir, non de désir, qui est en jeu.

Un inceste qualifie "une relation sexuelle entre deux personnes qui sont parentes ou alliées à un degré qui entraine la prohibition du mariage par les lois civiles ou religieuses." Selon l'Association Iternalionale des Victime de l'Inceste, 80% des victimes sont de sexe féminin et leur agresseur est connu de la victime dans 70% à 85% des cas.

Le harcèlement sexuel est aussi très tabou. La victime est harcelée, on lui profère des menaces, on exerce sur elle des pressions graves, dans le but d'obtenir des faveurs sexuelles. Son agresseur est une personne qui abuse de l'autorité que lui confèrent ses fonctions.

La pédophilie est l'attirance sexuelle d'un adulte pour un enfant. Chaque année des milliers d'enfants subissent des abus sexuels, et ce ne sont pas toujours les enfants des autres (lire Ne le dis pas à maman, de Toni Maguire).

Les violences sexuelles sont trop souvent passées sous silence.

D'où viennent-elles ?

Les viols sont une pratique courante pendant les guerres; compte tenu de la situation, nous n'avons aucune donnée.

Si dans les années 1960 et 1970, les filles commencent à se mélanger avec les garçons, celles-ci étaient prises en protection dans la bande. Maintenant, surtout dans les banlieues, si elles veulent être acceptées, il faut qu’elles « couchent ». Les jeunes banlieusards se sentent obligés de montrer leur virilité par des violences sexuels.

«Tous les hommes, parce qu’hommes, sont (ou doivent être) dominants avec les femmes » Par Daniel Wetzer-Lang

« Tout est question de paraître, d’orgueil et de force. Devant une fille, il ne faut pas faiblir, le mec doit tenir les rênes […] » Par Maye, surveillante d’un lycée de Paris

De plus, les violences sexuelles en banlieues seraient rattachées aux cultures, et aux traditions des populations immigrées concentrées dans ces quartiers, puisque dans les pays d'Afrique ou musulmans la femme doit même "garder les yeux sur le trottoir"

« Oppressées socialement par une société qui nous enferme dans les ghettos où s’accumulent misère et exclusion. Etouffées par le machisme des hommes de nos quartiers qui, au nom d’une « tradition », nient nos droits les plus élémentaires. […] Nous prenons la parole et lançons cet appel pour que, dans chaque cité de France, nos sœurs, nos mères entendent ce cri de liberté et rejoignent notre combat pour mieux vivre dans nos quartiers. » Par le groupe féministe reconnu sous le slogan de « Ni pute, ni soumise ».

Cependant, les violences touchent les femmes de toute situation sociale, ce n’est pas une activité réservée exclusivement aux banlieues.

Au contraire de ce que l’on pourrait croire, le plus souvent, les viols se déroulent dans le foyer des victimes et c’est pourquoi elles ne portent pas toujours plainte.

Quel en sont les chiffres ?

Données des viols à la fin des années 80 :

Ces chiffres ne font, malheureusement, qu'augmenter puisque nous en sommes arrivés à 1090 viols par jour. En 2009, on avait conclu qu'il y avait 75 000 viols par an dans le monde.

 Heureusement...

Heureusement, des associations se sont mises en place pour lutter contre ces formes de violences. Les femmes s'entre-aident, et parfois même, les hommes. Que des femmes osent briser le silence, c'est une rebellion, et il en a fallu des rebelles pour parvenir à ce résultat.

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